Benoît Rivière
Benoît Rivière, né le à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), est un évêque catholique français, évêque d'Autun, Chalon-sur-Saône et Mâcon, également abbé de Cluny depuis 2006. BiographieBenoît Marie Pascal Rivière est le fils de Jacques Rivière (banquier décédé en 2000) et de Monique Michelet, l'une des filles d'Edmond Michelet, héros de la Résistance, ministre du général de Gaulle. FormationAprès avoir suivi son cursus scolaire jusqu'aux classes préparatoires au collège Stanislas de Paris, il intègre l'École supérieure de commerce de Paris en 1976. Membre des Fraternités monastiques de Jérusalem[1], sa formation vers la prêtrise le conduit du grand séminaire de Marseille (de 1979 à 1983) à la faculté des lettres d'Aix-en-Provence (de 1981 à 1983), où il suit des études de philosophie. Ordonné prêtre le pour le diocèse de Marseille, il complète sa formation à l'Institut catholique de Paris jusqu'en 1985. Principaux ministèresDe 1985 à 2000, son ministère en paroisse dans son diocèse de Marseille le conduit de la paroisse de la Sainte-Trinité à celle de La Ciotat puis celle du Redon. En parallèle, il assume des missions d'aumônier de lycée puis d'étudiants. Au niveau diocésain, il est vicaire épiscopal chargé de la pastorale des jeunes en 1995 et responsable adjoint de la pastorale de l'enseignement catholique de Marseille de 1996 à 2000. Nommé évêque auxiliaire de Marseille le avec le titre d'évêque in partibus infidelium d'Aquae Albae-en-Maurétanie (de)[2], il est consacré le par Bernard Panafieu, assisté de Jean-Pierre Ricard, évêque de Montpellier et de Dominique Rey, évêque de Fréjus et Toulon. Il est nommé évêque d'Autun, Chalon et Mâcon le et, à ce titre, abbé de Cluny[N 1] depuis le [3]. Au sein de la conférence des évêques de France, il est membre de la Commission éducation, vie et foi des jeunes et préside le Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes depuis . Le , il est réélu à cette présidence pour un mandat de trois ans[4]. Il est par ailleurs l'évêque accompagnateur de la mission étudiante catholique de France (dissoute en 2006), des scouts d'Europe[5] et, de 2010 à 2012, de la Fédération sportive et culturelle de France (FSCF). En 2017, il crée le prix de littérature Cardinal-Perraud[6]. Le , le pape François le nomme administrateur apostolique du diocèse de Nevers, à la suite d'une volonté de Thierry Brac de La Perrière d'effectuer une période de repos durant six mois[7].
Le , après la démission de ce dernier, Benoit Rivière est confirmé dans cette charge[8]. Devise épiscopale« Sufficit tibi gratia mea. » (2Co 12,9) : « Ma grâce te suffit. » Prises de positionEnseignement du fait religieux à l'écoleEn 2006, il se prononce en faveur de l'enseignement du fait religieux à l'école, estimant qu'il est important que chacun comprenne la religion de l'autre. Il cite pour exemple des écoles catholiques de Marseille qui accueillent essentiellement des musulmans, trouvant naturel que ceux-ci comprennent quelle est la foi des chrétiens[10]. ŒcuménismeDans une conférence donnée en 2005, il se réjouit des perspectives positives données par le concile Vatican II sur l'œcuménisme, invitant les catholiques à rester mobilisés sur cette question[11]. Relations avec le judaïsmeLors de la session de formation intitulée Face aux nouvelles formes d’antisémitisme, comment être chrétien ? — organisée les 29 et par le Comité des évêques de France pour les relations avec le judaïsme en association avec le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) — Benoît Rivière fait un exposé intitulé Convictions chrétiennes et responsabilités face à l’antisémitisme[12]. Déclarations controversées sur la communauté Saint-JeanEn sa qualité d'évêque référent de la congrégation depuis sa nomination à Autun en 2006, Benoît Rivière est interrogé le par la journaliste Sophie Broyet dans le cadre d'un court reportage sur les abus sexuels dans la communauté Saint-Jean diffusé par le journal télévisé de France 2. Le reportage reprend notamment le questionnaire anonyme interne soumis en 2023 à des religieuses de la congrégation en réponse auquel « la moitié d'entre elles déclarent avoir été victimes de violences, contraintes, menaces, exhibitionnisme et aussi de viols ». Le compte-rendu confidentiel du questionnaire évoque selon ses propres termes « un abîme de dysfonctionnements, de souffrances, de malheurs ». À la question de savoir s'il a lu le rapport sur le sujet paru en [13], Benoît Rivière déclare n'avoir « pas lu tout ce rapport en détail »[14],[15]. La « désinvolture » de la réponse de l'évêque est relevée le lendemain par le magazine Golias Hebdo ainsi que ses propos non diffusés où il dit évasivement n'avoir « pas assez relayé ou assez pris le temps », « une fois ou l'autre », ou encore « à certains moments » n'avoir « pas été assez disponible » par rapport aux plaintes qui lui étaient adressées[16]. À la suite de l'intervention télévisée de Benoît Rivière, une publication très suivie sur Twitter de la journaliste Natalia Trouiller[17] révèle « plusieurs graves témoignages sur son aveuglement à propos des abus de la Communauté »[15]. Publications
Notes et référencesNotes
Références
Voir aussiArticles connexes
Liens externes
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