À la mort d’Ögödei, le gouverneur du KhorasanKörguz est livré par les commandants militaires à son adversaire Kara Hülegü qui le fait mettre à mort (1242). La régente Töregene charge alors Arghun agha d’administrer le Khorasan et l’Irak. Homme cultivé et rompu aux affaires de l’État, il déçoit les espérances des seigneurs mongols en continuant la politique de Körguz, protégeant la population iranienne contre les violences des Mongols et refoulant l’anarchie féodale. Il obtient la confiance des grands khans en envoyant régulièrement des tributs à Karakorum.
En 1251, il se rend à la cour de Möngke, qui établit sur sa demande un système fiscal plus rigoureux et plus juste. Il abroge la franchise des seigneurs mongols, qu’ils s’étaient pour la plupart donnée eux-mêmes, et interdit la levée arbitraire de tributs. À l’instar de la Transoxiane, il introduit un tribut unique proportionnel au revenu du tributaire. Contrairement aux bénéfices irrégulier provenant des pillages, le nouveau tribut contribue au redressement et au développement lent mais réel de l’économie, et suffit à l’entretien de l’armée et des services de relais.
Arghun agha meurt à un âge avancé près de Tus en 1278. Il a pour fils l'émir Naûroûz, un moment vice-roi du Khorasan sous le ilkhan Ghazan.
Famille
Il eut de nombreuses épouses, dont une fille de Yesü Möngke, avec qui il se maria en 1249. Une autre de ses épouses était Sürmish, qui donna naissance à Nawruz. Il a eu au moins 14 fils et 4 filles[1]:
↑« Oirats in the Ilkhanate and the Mamluk Sultanate in the Thirteenth to the Early Fifteenth Centuries: Two Cases of Assimilation into the Muslim Environment », Mamlūk Studies Review, (ISSN1947-2404, DOI10.6082/M1B27SG2, lire en ligne, consulté le )