Secteur fortifié de ThionvilleLe secteur fortifié de Thionville est une partie de la ligne Maginot, situé entre le secteur fortifié de la Crusnes à l'ouest et le secteur fortifié de Boulay à l'est. Il forme une ligne le long de la frontière entre d'une part la France et d'autre part le Luxembourg puis l'Allemagne, au nord de la ville de Thionville, de Rochonvillers à Breistroff-la-Petite (dans la Moselle). Les fortifications du secteur sont les plus solides et les plus complètes de l'ensemble de la ligne. Organisation et unitésD'abord sous commandement de la 6e région militaire (QG à Metz[1]) jusqu'à la déclaration de guerre, le secteur passe alors sous commandement de la 3e armée : il est sous l'autorité du corps d'armée colonial, composé de la 56e division d'infanterie (de réserve, série B) et de la 2e division d'infanterie (de réserve, série A). Lors de la réorganisation de la ligne de front le , le secteur récupère le sous-secteur d'Hombourg-Budange (ouvrages du Hackenberg, du Coucou, du Mont-des-Welches et du Michelsberg). Le secteur fortifié de Thionville est commandé par le général Cousse (sl) à partir du , puis par le général Poisot entre le et le [2]. Le secteur est divisé en trois sous-secteurs fortifiés, avec les unités suivantes comme équipages des ouvrages et casemates ainsi que comme troupes d'intervalle stationnées entre ceux-ci après la mobilisation :
L'artillerie du secteur est composée des :
ComposantsLe secteur fortifié de Thionville est, avec une partie du secteur fortifié de Boulay, l’ensemble le mieux fortifié de toute la ligne. Sur les 25 kilomètres qu'il couvre, on retrouve pas moins de sept puissants ouvrages d'artillerie (Rochonvillers, Molvange, Sœtrich, Kobenbusch, Galgenberg, Métrich et Billig), quatre ouvrages moins importants d'infanterie (Immerhof, Bois-Karre, Oberheid et Sentzich), 17 casemates CORF (de C 36 à C 52), 18 abris (indicatif X 2 à X 19), 4 observatoires (indicatif O), 17 blockhaus MOM et 40 tourelles STG[6]. Ce secteur fortifié est probablement l’un des seuls à être conforme aux directives de la CORF et à avoir été construit entièrement. Protégeant efficacement la sidérurgie et les mines de fer lorraines, ce secteur intégrait aussi dans son organisation les anciens forts construits par les Allemands avant la Première Guerre mondiale autour de Thionville et de Metz (groupes fortifiés de Guentrange, de Kœnigsmacker, d’Illange ou de l’Aisne)[7].
Le code de chaque organe indique sa nature : « A » pour les ouvrages, « C » pour les casemates, « O » pour les observatoires et « X » pour les abris. La numérotation se fait d'ouest en est de la région fortifiée de Metz (qui correspond aux secteurs de la Crusnes, de Thionville, de Boulay et de Faulquemont).
Casernements de sûretéAnciennes Festen allemandesHistoireNotes et références
Voir aussiArticles connexesBibliographie
Liens externes
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